Restaurant Le Roosevelt - Utah Beach



L'histoire d'Utah Beach : les dangers


L'organisation de la plage d'Utah Beach

La plupart des récits de l'invasion, écrits au fil des années sur les opérations terrestres de concentrent, essentiellement sur les activités de l'armée de tere, et c'est bien légitime. Cependant, es forces amphibies de la Marine, par exemple les hommes du NOIC et NBB, ont, sous l'uniforme de l'armée de terre et dans des circonstances critiques, assumé des rôles tout aussi dangereux. Le groupe de communication NOIC, comprenant environ sept officiers et quarante soldats (radios, yoemen et marins) débarqua le jour J, vers 10h30, avec ses trois camions radio. Tous les hommes portaient le fusil, mais n'eurent pas à s'en servir car l'ennemi, par bonheur, se trouvait déjà à plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres. Ils eurrent pourtant l'occasion d plonger un certain nombre de fois dans leurs trous individuels pendant la première semaine, pour s'abriter des obus de 88 mm qui tombaient au hasard sur la plage. C'était réconfortant d'apprendre que "si vous entendez arriver un obus, vous n'avez pas d'inquiétude à avoir, il n'est pas pour vous, mais si vous ne l'entendez pas arriver, vous devez commencer à vous faire du souci". De fait, au cous de la première semaine, le secteur fut bombardé deux fois en cours de journée et au moins trois fois pendant la nuit.


Le débarquement des hommes


En dehors du danger encouru par les hommes, il y eut quantité de spectacles impossibles à oublier, de blessés et de morts transportés sur des jeeps à la plage pour être évacués en Angleterre, de camions, jeeps, bulldozers ou autres matériels éparpillés tout le long des plages et de troupes débarquant et se dirigeant vers le front.
Le spectacle était impressionnant et il devenait clairement évident que la fin de la guerre n'était pas encore en vue pour bientôt. Un épisode parmi les plus inoubliables se produisit à 200 ou 300 mètres derrière le Roosevelt, où les cadavres de six américains et d'un allemand furent trouvés enterrés sous un amas de sable, tués par un obus ou par une bombe. Un des américains n'avait plus que la moitié du torse comme si un obus lui avait traversé le milieu du corps. Un autre avait perdu une jambe, un autre encore avait une jambe arrachée. Tous ces corps étaient couverts de fourmis, de vers et d'asticots, ce qui
indiquait qu'ils avaient du séjourner sous terre pendant au moins plusieurs jours? Ce genre de spectacle était difficile à supporter et promettait de se graver à jamais dans votre mémoire. Le seul cas connu de perte dans le groupe NOIC fut celui d'un vétéran de la Marine, revenu de nombreuses campagnes en Afrique et dans le Pacifique. Il fut apparemment mis en état de choc par un bombardement, fut immédiatement transporté au poste de commandement et ne rejoignit pas le groupe par la suite. Au delà de la première semaine, les bombardements et les tirs d'artillerie se firent plus rares et c'est sans craindre vraiment le danger que les hommes prenaient normalement leur tour de garde à la veille radio, jouaient au football, entamaient une partie de poker ou pratiquaient d'autres sports ou jeux de cartes.

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