Restaurant Le Roosevelt - Utah Beach



L'histoire d'Utah Beach : le bunker
Témoignage de Roger Chagnon, vétéran du NOIC


L'organisation de la plage d'Utah Beach

Le lendemain du débarquement, les hommes du NOIC furent avisés par les Unités navales de démolition ou par une brigade spéciale de l'armée de terre que le bunker ne cachait aucun piège et ils en prirent possession. Tout l'équipement de radio fut extrait des camions et réinstallé dans le bunker en même temps que divers autres objets. ils installèrent des antennes extérieures, enterrèrent les câbles dans le sable avec l'aide de prisonniers allemands, et le bunker fût le lendemain, totalement opérationnel en temps que centre de communication radio. Malgré l'espace réduit, le groupe s'arrangea pour y loger six ou sept opérateurs.
Dans un renfoncement, un régulateur et une estafette s'installèrent pour commencer la première vaille radio. Les officiers venaient rarement au bunker puisque les estafettes faisaient la navette avec
le poste de commandement. Le centre fonctionnait selon le système des  trois-huit, les hommes assurant deux vacations de quatre heures chaque jour de la semaine, et ce pendant presque cinq mois.
Il était en général en relation avec les autres plages (par exemple Omaha Beach), les bateaux en opération dans le secteur de Utah Beach, différents bateaux de commandement en mer, et il était en mesure d'envoyer des messages à n'importe quelle installation de la marine dans le monde par le canal spécial ondes courtes (NSS) qui émettait 24 heures sur 24.


Le débarquement des hommes

Le centre fonctionna jusqu'au 31 octobre 1944, date à laquelle tous les hommes partirent dans différentes fonctions, conformément à leurs affectations. Certains d'entre eux furent appelés à apporter leur concours à la traversée du Rhin, à des opérations contre les poches de résistance en France, à des bateaux à la mer, d'autres rentrèrent aux États-Unis pour être transférés sur le théâtre d'opérations du Pacifique. C'est probablement au cours des derniers jours passés dans le bunker que les 18 hommes inscrivirent leurs noms sur les murs, éveillant ainsi aujourd'hui la curiosité des touristes sur ce que fut leur existence. La liste originale de la veille radio du groupe entre D-Day-1 et D-Day+5 conserve dans le bunker le souvenir de cette période.

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