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Les Canadiens veulent marquer leur participation active
au conflt de la Seconde Guerre Mondiale. Ce vendredi 6 juin 2003,
à Courseulles-sur-Mer, l'un des sites historiques du Débarquement,
Jean-Pierre Raffarin et son homologie Canadien, Jean Chrétien,
inaugureront le Centre Juno Beach. Un lieu de mémoire,
d'éducation et de culture. |
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réflexion s'est engagée il y a six ans. Le centre
Juno Beach surplombe aujourd'hui la plage de Courseulles-sur-Mer,
station balnéaire de la côte de Nacre, près
de Caen. "La mémoire de la Seconde Guerre Mondiale était
celle des Américains et des Anglais." Avec l'inauguration
de ce mémorial, les Canadiens "perpétuent enfin
le souvenir des faits de guerre".
Le jour J, il y a cinquante-neuf ans, des hommes jeunes, venant
des quatres coins du Canada, prennent d'assaut les plages allant
de Graye-sur-Mer ) Saint-Aubin-sur-Mer. "Tout entier ce pays
participe à l'effort de guerre". Sur une population
de onze millions, plus d'un million de Canadiens apportent leur
contribution aux forces allié. Plus de 40 000 d'entre eux
sont tués au combat.
A l'image de Vimy, dans le Pas-de-Calais, lieu de mémoire
canadien pour le premier conflit mondial, le site de Courseulles-sur-Mer
sera la référence mondiale de l'engagement du Canada
dans la Seconde Guerre. Garth Webb, 85 ans, l'un des vétérans
à l'origine de cette création, préside l'association
canadienne du centre Juno Beach.
Ce projet ambitieux a fédéré toute la population
canadienne. D'un coût de 5,3 millions d'euros, il a pu être
financé à 50% par des fonds privés. Plus de
1 100 briques vendues - des plaques avec le nom d'un combattant
- sont d'ores et déjà fixés sur l'un des huit
kiosques installés devant l'entrée. Conçu en
titane - un métal dont la durée de vie avoisine les
cent ans - par un architecte canadien, la forme du bâtiment
représente symboliquement une feuille d'érable, emblème
du pays. Dès demain (7 juin), les visiteurs pourront découvrir
à la fois la guerre, le Canada de l'avant et l'après-guerre,
et d'aujourd'hui.
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